Le Café des images vous propose de (re)découvrir Princesse Mononoké, le chef-d'œuvre de Hayao Miyazaki, au prisme de la pensée écoféministe. Cette séance, en partenariat avec l'Institut international des droits de l'Homme et de la paix s'inscrit en écho à la campagne de communication européenne « Climate Justice is Gender Justice » qui repose sur une idée centrale : la justice climatique ne peut être pleinement pensée sans prendre en compte les inégalités de genre. Les changements climatiques peuvent avoir des conséquences différentes selon les groupes sociaux, tandis que les politiques censées y répondre peuvent, sans le vouloir, laisser certain·es de côté si elles ignorent ces réalités. C'est aussi une manière de redonner aux citoyen·nes leur capacité d'action, leur participation aux décisions et leur rôle dans la construction de solutions. L'égalité de genre n'est donc pas un sujet à part : elle fait partie du chemin vers une transition écologique juste.
Dans un Japon médiéval traversé par les légendes, Ashitaka, jeune prince maudit, se retrouve entraîné dans un conflit opposant la forêt, peuplée d'esprits et de créatures protectrices, et Dame Eboshi, qui dirige une cité industrieuse bien décidée à exploiter ses ressources. Entre les deux, San, la princesse Mononoké, élevée par les loups et farouchement vouée à la défense de la forêt. Au-delà de son souffle épique, Princesse Mononoké interroge les liens entre exploitation de la nature et rapports de pouvoir : la figure de Dame Eboshi, qui offre refuge et travail à des femmes en marge de la société tout en portant la destruction de l'écosystème, trouble les lignes entre émancipation et domination. Un film qui résonne aujourd'hui avec les réflexions écoféministes, sur la manière dont les crises environnementales et les inégalités sociales se répondent et se nourrissent l'une l'autre.
💬La projection de Princesse Mononoké est suivie d'un échange avec Noémie Moutel, chercheuse sur l’Ecoféminisme et autrice de la thèse "Cartographier des trajectoires d’émancipation écoféministe à partir de l’œuvre de Theodore Roszak »
🌱 Cette séance est organisée dans le cadre du programme européen Ecoality, co-porté par l'Institut international des droits de l'Homme et de la paix et la Région Normandie.
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Ecoality est un programme DEAR (Development Education and Awareness Raising), « Éducation au développement et sensibilisation des citoyens », qui vise à améliorer la compréhension des enjeux, les savoir-faire et l’engagement des citoyens européens dans des sujets liés au développement durable.
Ce programme DEAR, soutenu par la Commission européenne, est développé au sein d’un consortium de dix États. En France, il est co-porté par la Région Normandie et l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, en partenariat avec les Autorités académiques de Normandie. Il a pour objectif de sensibiliser et mobiliser la jeunesse ainsi que les autorités locales autour de la question de l’égalité face aux changements climatiques. En s’appuyant sur l’analyse des liens entre les crises climatiques et les inégalités sociales — notamment de genre — le programme permet d’approfondir des concepts clé tels que l’intersectionnalité, la justice sociale, le développement durable, ou encore les mécanismes de gouvernance locale et internationale.
Dans le cadre d’Ecoality, une campagne de communication numérique à l’échelle européenne, intitulée « Climate Justice is Gender Justice », est déployée autour de la COP31, organisée en Turquie. Cette campagne vise à rendre plus accessible et compréhensible le lien entre les enjeux climatiques et les enjeux d’égalité de genre. L’Institut international des droits de l’Homme et de la paix propose en marge de cette campagne de communication des événements pour pouvoir faire connaitre ces sujets au grand public. »