Théâtre : SILENCE, ÇA TOURNE de Chrystèle KHODR et Nadim DEAIBES Les voix de trois survivants du massacre perpétré dans le camp de réfugiés palestiniens de Tel Al Zaatar au Liban, assiégé et démantelé par les milices chrétiennes en 1976
Viernes 27 noviembre, 20:00
Jean-Louis Fernandez
Festival Enfin seul·es !
Théâtre
SILENCE, ÇA TOURNE
de Chrystèle KHODR et Nadim DEAIBES
Spectacle en arabe, surtitré en français -----« Nous ne pouvons pas nous rendre. » Comment décrire l'innommable, et comment faire vivre les traces laissées par les témoins de l’Histoire ? Écrit à partir d’une histoire vraie, ce spectacle revient sur les horreurs d’un massacre encore impuni à ce jour. Le 12 août 1976, le camp de réfugiés palestiniens de Tel Al Zaatar à Beyrouth est attaqué par les milices de la droite chrétienne après quarante jours de siège, faisant deux-mille morts. Dans la violence des bombes et des exactions, une jeune infirmière suédoise du nom d’Eva Ståhl perd son mari et leur enfant qu’elle portait dans son ventre. Comme un écho aux crimes de guerre actuels, Silence, ça tourne s’appuie sur des archives sonores et dénonce l'obscénité de la désinformation. Au son des cassettes audio et dans une mise en scène épurée signée avec Nadim Deaibes, Chrystèle Khodr déroule des bandes-magnétiques et donne à entendre les témoignages d’Eva Ståhl, d’Anders Hasselbohm, journaliste, et de Youssef el Iraqi, médecin, pris dans les fils de l’Histoire. -----« À partir de l’histoire vraie de Eva Ståhl, infirmière suédoise et survivante du massacre du camp palestinien de Tel Al Zaatar, “Silence, ça tourne“ retrace les évènements tragiques du siège du camp en 1976. Le spectacle est une réflexion autour des traces laissées par les témoins des grands schismes de l’Histoire. » - Chrystèle Khodr, autrice, interprète, co-metteuse en scène ----- Texte et jeu : Chrystèle Khodr Mise en scène : Nadim Deaibes et Chrystèle Khodr Scénographie, lumières : Nadim Deaibes Son : Ziad Moukarzel Spectacle créé en février 2023 au Riksteatern - théâtre national itinérant de Suède. Recréation en octobre 2025 au Théâtre National Populaire, Villeurbanne (Festival Sens Interdits). Productions Riksteatern - théâtre national itinérant de Suède ; Théâtre des 13 vents CDN Montpellier. Coproductions Théâtre National Wallonie-Bruxelles ; Teatre Nacional de Catalunya, Barcelone. -----Chrystèle Khodr vit à Beyrouth. Son travail émerge de l’urgence de reconstituer une mémoire collective à partir d’histoires personnelles et de fragments d’archives. Ces dernières années ses pièces ont été jouées dans divers lieux et festivals au Moyen-Orient et en Europe et notamment au festival Sens Interdits, à la MC93, au Théâtre Vidy-Lausanne, à la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée, au NYU Abu Dhabi et au NTGent. Elle coécrit et met en scène le spectacle Titre Provisoire en 2017. En 2021 elle écrit et met en scène le spectacle Augures qui donne la parole à deux grandes figures du théâtre reconstituant le mouvement théâtral pendant les années de guerre civile. Dans le cadre de sa recherche sur la crise économique elle crée le diptyque : La Montée et la chute de la Suisse d’Orient et Qui a tué Youssef Beidas ?, pièce sans acteurs qui questionne le mouvement du néolibéralisme à travers la névrose amoureuse. Sa précédente pièce, Ordalie, raconte l’amnésie organisée dans un pays où la frénésie de reconstruction prévaut sur un travail de mémoire indispensable. -----Nadim Deaibes vit au Liban. Dans son parcours éclectique, il explore souvent des questions liées à la théorie de l’art de la performance et aux notions de collectif dans le théâtre. En tant que scénographe et éclairagiste, il collabore avec plusieurs artistes de théâtre et de vidéo, ainsi qu’avec des compagnies de danse et des plasticiens. Il est éclairagiste sur plusieurs spectacles de la Cie Zoukak dont The Love project, mais aussi I hate theater, I love pornography et Untitled dont il a aussi conçu la scénographie, ainsi que des deux performances de Mounira Al Qadiri. Il a également signé la scénographie du spectacle Tout bas si bas de Joanna Andraos et Wissam Koteit. Ses collaborations l’ont mené à implanter son travail dans le cadre de festivals internationaux tels le Festival de Due Mondi à Spoleto, Aïchi Trinalle à Nagoya et le Kunsten Festival à Bruxelles. Éclairagiste sur la pièce Augures, scénographe et éclairagiste sur la pièce Ordalie, ces dernières années, il s’est étroitement impliqué dans le travail de l’autrice et metteuse en scène Chrystèle Khodr, avec qui il a conçu Qui a tué Youssef Beidas ? et composé le solo Silence, ça tourne.
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