Avant le scandale de Carmen en 1875, Georges Bizet a composé un autre grand opéra : Les Pêcheurs de perles. Il a 25 ans quand il imagine cette fresque exotique pour le Théâtre-Lyrique de Paris. Un opéra qui nous invite à partir au Sri Lanka, à la rencontre de deux amis pêcheurs et d’une prêtresse à la voix magique…
L’autre grand opéra de Georges Bizet nous plonge non pas à Séville mais dans l’océan Indien. Sur l’île de Ceylan (actuel Sri Lanka), Zurga, le chef d’un village, et son vieil ami Nadir, tous deux pêcheurs de perles, se remémorent l’amour qu’ils nourrissaient autrefois pour une prêtresse nommée Leïla. Quand Nadir reconnaît le chant divin de cette dernière, Zurga, jaloux, condamne à mort les deux amants… avant de revenir sur sa décision et de protéger leur amour interdit.
Lorsque Nadir reconnaît Leïla grâce à son timbre de voix — malgré le voile qui couvre son visage — il entonne, dès le premier acte, l’un des airs les plus émouvants de Georges Bizet. Je crois entendre encore, la célèbre Romance de Nadir, est un petit bijou : une perle cachée au milieu de cet opéra dans lequel Hector Berlioz entendait « un nombre considérable de beaux morceaux expressifs pleins de feux et d’un riche coloris ».