Aux bords du capital : révolution et contre révolution
Séminaire de la division politique
Sábado 14 noviembre, 13:30

Le séminaire de la division politique est un séminaire de philosophie qui se tient depuis plusieurs années une fois par mois dans la salle de réunion de la Maison des écritures à la Parole Errante. Les détails des séances sont publiés au fil de l'année. En 2026-2027, le séminaire de philosophie sur la division politique change de rythme et reprend pour des journées d'études plusieurs fois dans l'année..Chaque séance concentrera deux interventions (de 30 à 40mn) et des discussions croisées.
Même si vous n'êtes pas venu les années précédentes vous pouvez suivre les séances de cette année! Les séances précédentes sont consultables sur le site du séminaire: https://ladivisionpolitique.toile-libre.org/
Les séances sont ouvertes à tous et toutes, et si vous ne pouvez vous déplacer elles peuvent être suivies à distance via jitsi. Envoyez-un mail pour recevoir le lien: divisionpolitique(at)proton.me
Samedi 14 novembre
14h / Au commencement la défaite : limites et contraintes des luttes (Adrien T.)
D’un certain point de vue d’ultragauche sur le vingtième siècle, chaque victoire du mouvement ouvrier reproduit en même temps le monde du capital. L’affirmation du travail est chaque fois inséparable de l’affirmation du capital, et l’auto-abolition du prolétariat semble reculer à chacune de ses victoires. La défaite ne doit donc pas être entendue seulement comme le résultat d’une confrontation perdue face à une force ennemie : elle désigne aussi un problème, voire une limite rencontrée et révélée par les luttes au cours de leur développement.
Des lectures d’ultragauche et la théorie de la communisation nous amèneront à revenir sur cette antinomie, peut-être constitutive de la lutte entre prolétariat et capital, afin de préciser les exigences et les nécessités de la révolution comme abolition des rapports sociaux. La question n’est évidemment pas de déterminer si une lutte est révolutionnaire ou contre-révolutionnaire en soi, mais de comprendre comment sa dynamique historique peut en transformer les conditions de possibilités. L'avenir de la révolution est une question qui se précise et se révèle dans les luttes, leurs contraintes et limites.
15h Pause
15h30 / Contrainte hurlante : rituels du capital et subjectivations par temps fascistes (Benjamin Gizard)
De nombreuses théories communistes se méfient de la focalisation sur le problème du fascisme. Celui-ci aurait et continuerait de justifier trop souvent les compromissions les plus vaines, réduisant les luttes à n’être que quelques rituels de plus dans la reproduction du capital. Force est pourtant de constater que les processus de fascisation changent bien quelque chose à la situation d’un point de vue communiste : l’objectivité anonyme des rapports sociaux suffit de moins en moins pour gouverner les populations et les mettre au travail. L’objectivité sociale devient alors l’armature de subjectivités fascistes hétérogènes. Le capital s’incarne : la contrainte muette de l’économie appelle une contrainte hurlante. L’espace des subjectivations politiques dans son ensemble s’en trouve affecté : se présentent des chances spécifiques d’interruption des rituels du capital. Penser cela ainsi que les différences entre fascismes historiques et contemporains requiert à la fois une théorie du capitalisme et une approche des subjectivations politiques. Les travaux de Søren Mau, de Endnotes, de Phil A. Neel, de Lauren Berlant et d’Adam C. Jones seront mobilisés.
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La prochaine séance aura lieu le 30 janvier 2027.
politique i philosophie