La grotte de Seokguram, située à Gyeongju, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. À travers ce site, l'exposition invite le public à découvrir l’art bouddhique millénaire du royaume du Silla.
À l’occasion du 140ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, le Centre Culturel Coréen, la ville de Gyeongju et l’Institut National de Recherche sur le Patrimoine Culturel de Corée présentent une exposition consacrée à la grotte de Seokguram, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO et située à Gyeongju, ancienne capitale du royaume du Silla. À travers ce site emblématique, l’exposition invite le public à découvrir l’art bouddhique qui s’est épanoui à cette époque.
Située dans le sud-est de la péninsule coréenne, Gyeongju fut pendant près de mille ans la capitale du royaume du Silla (57 av. J.-C. – 935 apr. J.-C.). Elle abrite de nombreux sites et vestiges archéologiques témoignant de la richesse culturelle et des traditions de cette période.
Seokguram, située sur le mont Toham à Gyeongju, est une grotte artificielle édifiée à partir de blocs de granit finement taillés et assemblés avec une remarquable précision. Véritable chef-d’œuvre de l’art bouddhique du royaume du Silla unifié (668-935), elle témoigne du raffinement artistique, de la maîtrise architecturale et de l’ouverture au monde qui caractérisaient cette période. En 1995, Seokguram a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, en reconnaissance de sa valeur patrimoniale exceptionnelle.
Cette exposition a été conçue pour offrir aux visiteurs une découverte plus immersive de Seokguram, véritable joyau de la culture du Silla et reflet de l’univers bouddhique. Elle présente l’architecture originale et les remarquables techniques de construction du monument. Grâce aux photographies réalisées par Han Seokhong, qui a consacré sa vie à immortaliser le patrimoine culturel coréen, les visiteurs pourront également apprécier la beauté des sculptures qui composent la grotte. Parmi elles, les statues de moines, de bodhisattvas et de bouddhas témoignent de la dimension sacrée de l’art religieux.
L’exposition propose également une expérience immersive et sensorielle grâce à différents dispositifs numériques et pédagogiques. Un écran LED permet notamment de découvrir les principaux sites historiques de Gyeongju, dont le temple Bulguksa et la grotte de Seokguram, tandis que des supports en braille et des dispositifs tactiles invitent à appréhender les œuvres par le toucher. Ces différentes approches offrent ainsi une découverte à la fois concrète et accessible du patrimoine culturel coréen.
L’exposition met également en lumière la culture bouddhique du royaume de Silla à travers la présentation de sites et d’objets emblématiques. Seokguram incarne la vision idéale du monde bouddhique auquel aspirait le royaume du Silla unifié ; les briques murales vernissées ornées de motifs de gardiens du site de Sacheonwangsa évoquent la protection de la Loi bouddhique ; l’étang et les lotus, qui relient le monde de Bouddha au monde terrestre ; ainsi que Sūtra de la Grande Dharani de la Lumière pure et immaculée, qui représente la réalisation du monde de Bouddha à travers les écrits sacrés.
Enfin, l’exposition propose de relier passé et présent à travers les installations et œuvres d’artistes contemporains qui réinterprètent la culture et l’esthétique bouddhiques du Silla. Avec Yeonji, Kim Eun-ha donne une nouvelle vie à des poteries, des fragments de tuiles découverts dans des temples et des fibres recyclées, réunis dans une création poétique. Lee Seung-chul revisite quant à lui la sculpture bouddhique traditionnelle à travers des reproductions en papier hanji, tandis que Sohn Dae Hyun met en lumière la richesse de l’artisanat coréen avec des sculptures de Bouddha réalisées selon différentes techniques, notamment la laque, l’ivoire, la nacre et la dorure. Enfin, Studio Shinyoo propose une réinterprétation contemporaine de la pagode bouddhique, symbole des reliques du Bouddha, de la pratique du Dharma et des vœux formulés par les fidèles. Associée à des objets datant de la période de Silla, cette installation invite les visiteurs à s’attarder autour des œuvres, à formuler leurs propres vœux et à se recueillir.
À partir du 23 novembre, une nouvelle exposition immersive viendra compléter la découverte de Seokguram. Grâce à une reconstitution hyperréaliste et à une projection en mapping sur quatre toiles, le public pourra explorer virtuellement la grotte et découvrir ce site emblématique sous un nouveau regard.
Informations sur coree-culture.org
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