En attendant Oum Kalthoum
Tous les transistors du monde arabe diffusent encore le vibrato de la diva égyptienne disparue il y a cinquante ans. Mais, ce qui intéresse Hatice Özer, plus que l’icône populaire, c’est le tarab ...

Chignon gigantesque, grosses lunettes fumées et voix d’exception : vénérée comme une icône, la chanteuse Oum Kalthoum est coutumière des interprétations à la durée hors normes. « Alf leila wa leila » ,الف ليله وليله monologue amoureux dont les versions varient entre 30 minutes et plus d’1h30 est de celles-là, et provoque en concert le tarab, cette extase des sens, une communion parfaite entre l’artiste et son public. Accompagnée d’un véritable takht, orchestre arabe incluant violon, qanoun, oud et derbouka, Hatice Özer invente un spectacle inspiré des performances de celle qui fut surnommée « La Quatrième Pyramide d’Égypte ». Entre l’attente qui précède l’entrée en scène de la diva, la ferveur populaire et les murmures du public, le tarab a déjà commencé. Suspens propice à la rêverie, en forme de promesse.
Amateur·ices :
Les chorales arabophones sont invitées à participer aux représentations d’En attendant Oum Kalthoum de Hatice Özer, du 01er au 03 avril.
Contact : Véronique Aubert, v.aubert@tnba.org
#femme - Metteuse en scène, Artiste associé·e, Spectacle, Théâtre i Tout