L’orchestre à cordes des étudiants du Conservatoire fait découvrir les genres du concerto grosso et de l’oratorio. Un voyage dans le temps et les styles où les harmonies médiévales d’un monastère allemand résonnent avec les virtuosités baroques d’un palais romain.
Écrit pour son mécène, le cardinal Ottoboni, le Concerto grosso Pour la nuit de Noël (1690) de Corelli est le plus célèbre de ses douze concerti grossi. Avec cet ultime recueil, le « marquis palatin » s’impose comme l’un des grands maîtres du genre. Son contemporain, Torelli, s’en inspire dans sa Pastorale pour la nuit de Noël (1709). Suivant la tradition populaire italienne, ces oeuvres célèbrent Noël par des airs pastoraux, dans un style baroque concertant jouant sur l’opposition entre un groupe de solistes, le concertino, et un ensemble à cordes, appelé ripieno. Un jeu d’alternance, faisant écho aux antiphonies de la liturgie chrétienne orientale, dont s’est inspiré Bernard Le Monnier dans son oratorio pour solistes, choeur et orchestre. Antiphonie est composée à partir d’un thème latin d’Hildegarde de Bingen qui parcourt l’oeuvre et se transforme dans une variété de rythmes, modes et dynamiques, faisant le lien entre le Moyen Âge et notre époque.
Direction : Bernard Le Monnier