J'ai la douceur du peuple effrayante au fond du crâne - La Compagnie Nova
Deuxième volet du diptyque "Ecrire en pays dominé" mis en scène par Margaux Eskenazi, ce spectacle traite des mémoires de la guerre d'Algérie à travers les écritures de la décolonisation.
17 - 19 janvier 2019Tremenet
Aménagements à l'accessibilité
Handicap visuel
Handicap psychique
Handicap moteur

J'AI LA DOUCEUR DU PEUPLE AU FOND DU CRANE
AUTEURS : Kateb Yacine, Kamel Daoud, Edouard Glissant, Jérôme Lindon, Albert Camus, Alice Carre et Margaux Eskenazi
CONCEPTION, MONTAGE ET ECRITURE : Margaux Eskenazi et Alice Carre
MISE EN SCENE : Margaux Eskenazi
Traversée des mémoires, des littératures et des résistances de l’Algérie coloniale à la France d’aujourd’hui, pour dessiner un des visages de la nation française dans laquelle nous avons grandi, faite à jamais d’exils, de métissages, d’imaginaires et de violences tues.
D’UN SPECTACLE A L’AUTRE : LE DIPTYQUE.
Après avoir travaille plus de deux ans à la conception, à l’écriture et à la mise en scène du projet Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre (récit de la négritude à la créolité) c’est logiquement que la forme d’un diptyque s’est imposé. J’ai la douceur du peuple effrayante au fond du crâne est le second volet d’une investigation théâtrale sur les écritures et les pense es de la de colonisation pour penser nos identités françaises et les oublis de sa mémoire. Nous esquissions dans Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre une ode aux langues françaises créolisées, aujourd’hui nous poursuivons notre exploration des territoires de la nation française. Edouard Glissant - dont la philosophie du Tout-Monde clôturait le précédent spectacle - a préface Kateb Yacine et a reconnu Nedjma comme le grand roman de la révolution algérienne et le comparait au mouvement de la langue de Césaire, construisant un peuple en même temps qu’elle élabore sa grammaire. Dans ce second volet nous écrivons une traversée des mémoires, des littératures et des résistances de l’Algérie coloniale à la France d’aujourd’hui, pour dessiner un des visages de la nation française dans laquelle nous avons grandi, faite d’exils, de métissages, d’imaginaires et de violences tues. Le point de de part du travail est le constat des amnésies coloniales qui ont entouré notre parcours familial et scolaire. Nous partons des silences entourant la guerre d’Algérie qui jonchent chaque famille à quelques exceptions près : enfants issus de l’immigration, petits-enfants de soldats du contingent, appelés ou militaires de métiers, anciens membres de l’OAS, enfants du FLN, fils ou filles de harkis, petits-enfants de pieds-noirs... Constatant que nos propres histoires familiales étaient imprégnées de l’histoire de l’Algérie, il nous fallait réveiller les mémoires pour de finir nos identités.
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