Honneur aux compositeurs baroques français
Marc-Antoine CHARPENTIER (1643-1704) Te Deum H 146 et Messe de minuit pour Noël
André CAMPRA (1660-1746) Exaudiat te Dominus
Jean Joseph Cassanéa de MONDONVILLE (1711-1772) Dominus Regnavit
Au milieu du 17e et jusqu’à la fin du 18e siècle, la musique baroque française peut rivaliser avec celles de l’Italie d’Antonio Vivaldi, de l’Allemagne de Jean Sébastien Bach ou de l’Angleterre de Henry Purcell et Georges-Frédéric Haendel.
Depuis le règne de Louis XIV jusqu'à celui de Louis XV, des compositeurs et musiciens talentueux sont recherchés pour satisfaire l’Église et la Contre-Réforme catholique et plus encore pour célébrer la puissance de la monarchie et de la noblesse.
Ainsi, Jean Baptiste Lully et Jean Philippe Rameau font triompher l’opéra à la française, et l’art du clavecin de François Couperin reste, aujourd’hui encore, une référence en Europe.
Marc-Antoine Charpentier, s’il reste dans l’ombre au temps du Roi Soleil, excelle dans la musique sacrée et importe d’Italie l’art de l’oratorio.
André Campra en pleine lumière sous la Régence, partage son talent entre compositions lyriques et musique sacrée, en particulier, à l’instar de M.A. Charpentier, chez les jésuites du collège Louis le Grand.
Le Concert Spirituel qu’il dirige, offre à Jean Joseph Cassanéa de Mondonville, protégé de Madame de Pompadour, un lieu prestigieux pour exécuter ses oratorios les plus flamboyants.