Master's in Ethnomusicology Lecture | Lukas Pairon
Lecture Series of the Master's Programme in Ethnomusicology. Presentation by Lukas Pairon, followed by a discussion with students.Auditorium (level -1). 9 December, 4:30 p.m.
Mercredi 9 décembre, 16h30

DR
Lecture The Art of Positive Fatalism: Embracing Limits, Exploring Possibilities
By Lukas Pairon, researcher in the social sciences (Ghent University), founder of SIMM and the Jonet Chair
The Scientific Committee of the Master's Programme in Ethnomusicology is organizing a series of six lecture-discussions during the 2026–2027 academic year for students, while also opening them to the general public. For each session, a leading figure working in the field of ethnomusicology is invited to share their experience through a thirty-minute presentation, followed by an interview prepared and conducted by the students.
What can the musical practice of young people living in conditions of extreme hardship teach us about our capacity to act in an uncertain world?
Drawing on ethnographic research conducted in Kinshasa with young musicians, Lukas Pairon explores what he calls positive fatalism: a way of lucidly acknowledging the constraints we face without giving up on the possibilities for action that remain available.
His research shows how collective music-making can foster capacities for improvisation, mutual support, and initiative, even in contexts where prospects for the future appear severely limited.
Drawing on his recent book, The Art of Positive Fatalism: Lessons from Kinshasa (Edern Éditions, 2026), he will also examine concepts that are frequently invoked in social projects, particularly that of resilience, and consider what the experiences of musicians in Kinshasa can teach us about the relationships between research, artistic practice, and social engagement.
Lukas Pairon is a social scientist whose research focuses on the role that musical practice can play in contexts of poverty, vulnerability, and social exclusion. Holding a PhD in Political and Social Sciences from Ghent University, he has conducted extensive ethnographic research with young musicians in Kinshasa.
Previously, he co-founded and directed the contemporary music ensemble Ictus for twenty years. In 2017, he founded SIMM (Social Impact of Music Making), an international network of researchers and practitioners dedicated to studying the role of music in social initiatives. He is also the founder of the Jonet Chair at Ghent University, which is dedicated to this field of research.
His recent work has focused on the concept of positive fatalism, which he further developed during a postdoctoral research stay at the University of Jena, working with Professors Hartmut Rosa and Olivier Hamant. In 2026, he published The Art of Positive Fatalism: Lessons from Kinshasa (Edern Éditions).
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Conférence du Master en ethnomusicologie | Lukas Pairon
Cycle de conférences organisées dans le cadre du Master en ethnomusicologie. Présentation par Lukas Pairon, en discussion avec des étudiant-e-s. Auditorium (niveau -1). 9 décembre à 16h30.
Mercredi 9 décembre, 16h30

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Conférence L'art du fatalisme positif : reconnaître les limites, explorer les possibles
Par Lukas Pairon, chercheur en sciences sociales (Université de Gand, fondateur de SIMM et de la Chaire Jonet)
Le comité scientifique du Master en ethnomusicologie organise, au cours de l’année universitaire 2026-2027, un cycle de six rencontres-conférences à destination des étudiant-e-s et ouvert au grand public. Pour chaque séance, une personnalité œuvrant dans le domaine de l’ethnomusicologie est invitée à partager son expérience lors d’une rencontre comprenant une présentation formelle d’une trentaine de minutes suivie d’un entretien préparé et animé par les étudiant-e-s.
Que peut nous apprendre la pratique musicale de jeunes vivant dans des conditions d'extrême précarité sur notre capacité à agir dans un monde incertain ?
À partir de recherches ethnographiques menées à Kinshasa auprès de jeunes musiciens, Lukas Pairon propose une réflexion sur ce qu'il appelle le fatalisme positif : une manière de reconnaître lucidement les contraintes auxquelles nous sommes confrontés, sans pour autant renoncer à explorer les possibilités d'action qui demeurent.
Son enquête montre comment la pratique collective de la musique peut contribuer à développer des capacités d'improvisation, d'entraide et d'initiative, même dans des situations où les perspectives d'avenir semblent fortement limitées.
En s'appuyant sur son récent ouvrage L'art du fatalisme positif – Leçons de Kinshasa (Edern Éditions, 2026), il interrogera également certaines notions fréquemment mobilisées dans les projets sociaux, notamment celle de résilience, et examinera ce que les expériences des musiciens de Kinshasa peuvent nous apprendre sur les relations entre recherche, pratique artistique et engagement social.
Lukas Pairon est chercheur en sciences sociales, développant des études sur le rôle que la pratique musicale peut jouer dans des contextes de précarité et d'exclusion sociale. Docteur en sciences politiques et sociales de l'Université de Gand, il a notamment mené des recherches ethnographiques auprès de jeunes musiciens à Kinshasa.
Il a auparavant cofondé et dirigé pendant vingt ans l'ensemble de musique contemporaine Ictus. En 2017, il a fondé SIMM (Social Impact of Music Making), un réseau international de chercheurs et de praticiens consacré à l'étude du rôle que la musique peut jouer dans des projets sociaux. Il est également fondateur de la Chaire Jonet de l'Université de Gand, consacrée à ce domaine de recherche. Ses travaux récents portent sur le concept de fatalisme positif, qu'il a notamment approfondi lors d'un séjour de recherche postdoctorale à l'Université d'Iéna, auprès des professeurs Hartmut Rosa et Olivier Hamant. Il a publié en 2026 L'art du fatalisme positif – Leçons de Kinshasa (Edern Éditions).
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