Citéphilo - La vocation de philosophe. Puissance de la mise en question
La vocation de philosophe. Puissance de la mise en question par Sophie Nordmann

Bruno Lévy
Sophie Nordmann part de l’idée que chacun peut faire de la philosophie lorsqu’il (elle) « met en question » son expérience, ses doutes, ses intuitions qui l’invitent à penser plus avant. Cet appel à penser, les philosophes n’en n’ont pas le monopole. On les lit pour des motifs divers : poser un problème, créer un concept, entrer dans un jeu de langage.« tout ce que peut la philosophie, c’est détruire les idoles » (Witgenstein)., mais elle peut aussi être « prophétique » quand elle « ouvre une brèche dans le cours des choses ». La vocation de philosophe n’est ni d’adhérer à une idéologie, ni de donner des conseils en « développement personnel ». Elle n’a rien de dogmatique ni d’ornemental.