Grimal et Ravel David Grimal guide l’orchestre vers les sommets !
Mercredi 14 octobre, 20h00
Sans baguette mais avec son seul violon, David Grimal dirige l’Orchestre National de Lille et nous donne à entendre un programme qui fait la part belle à son instrument, mais aussi à l’orchestre, avec deux œuvres légendaires et l’une des symphonies les plus héroïques de Mozart. Rappelant la musique baroque d’un Lully mis au goût du XXe siècle, le ballet Apollon Musagète d’Igor Stravinsky, composé il y a quasiment 100 ans, en 1928, se réfère à Apollon, le dieu des arts dans la mythologie grecque. C’est en écoutant la violoniste anglaise d’origine hongroise Jelly d’Arányi jouer des airs traditionnels d’Europe de l’Est, après un concert donné à Londres en 1922, que Maurice Ravel eut l’idée de composer pour elle une pièce rendant hommage à son jeu envoûtant et à la musique de son pays. Pour la petite-nièce de Joseph Joachim, le violoniste à l’origine des Danses hongroises de Brahms, Ravel écrit Tzigane, une pièce qu’il qualifie de « virtuose dans le style d’une rhapsodie hongroise ». Figure majeure de la musique roumaine du 20ème siècle, Georges Enesco déploie dans Pastorale, Menuet triste et Nocturne une écriture délicate mêlant élégance française, nostalgie et couleurs populaires. De la douceur rêveuse de la Pastorale à la mélancolie du Menuet triste, jusqu’aux atmosphères suspendues du Nocturne, ces pages révèlent toute la finesse poétique du compositeur. Hormis la Symphonie n°40, également en sol mineur, la Symphonie n°25 est l’unique symphonie que Mozart compose dans ce mode. Cela donne un indice quant à la force expressive de l’œuvre, d’un tempérament aussi héroïque que tragique.