L’Alliance Française de Pékin organise en septembre 2026 une résidence artistique avec Lorraine Thiria, photographe et peintre française. L’approche artistique de Lorraine Thiria est centrée sur de…
L’Alliance Française de Pékin organise en septembre 2026 une résidence artistique avec Lorraine Thiria, photographe et peintre française. L’approche artistique de Lorraine Thiria est centrée sur l’exploration de la matière ou des matières (murales, végétales, minérales,…), sous forme essentiellement abstraite, avec une réflexion menée sur la mémoire et le temps. Cette résidence aboutira à la production d’une exposition inédite, présentée dans la Salle d’exposition de l’amitié franco-chinoise de l’Alliance Française de Pékin, située au sein du campus de l’Université des langues et cultures de Pékin. Cette salle, inaugurée en juin 2025, accueille tout au long de l’année des expositions artistiques multiculturelles de haut niveau et s’affirme progressivement comme un lieu de référence pour le dialogue artistique et culturel à Pékin. À travers cette programmation, l’Alliance Française de Pékin entend renforcer durablement son ancrage dans le paysage culturel de la capitale chinoise.
Le projet explore les correspondances visuelles entre les murs de Pékin et ceux de France. À travers une approche abstraite et poétique, l’artiste cherche à révéler la mémoire des matières murales – traces, failles, empreintes – en formant des diptyques qui associent des prises de vues chinoises et françaises. Ces dialogues visuels, loin de la comparaison ou de la confrontation, visent à créer une narration universelle qui unit Chine et France, passé et présent, en magnifiant des surfaces fragiles, invisibilisées, en train de disparaître. Par sa démarche photographique, l’artiste cherche aussi bien à créer des émotions et une réflexion (notamment sur la disparition) qu’à magnifier le patrimoine culturel des deux pays.
Cette résidence artistique sera l’occasion de réaliser de nouvelles prises de vue en Chine, afin de développer des associations franco-chinoises et de les présenter dans une exposition d’une quinzaine de diptyques. Outre le travail de création et de recherche de l’artiste, des ateliers et rencontres grand public seront organisés et aborderont le regard photographique, le processus de création, la composition, l’exploration de techniques d’impression sur des supports originaux (par exemple papiers traditionnels chinois, tissus, verre,..), le parcours artistique de la photographe ou encore la démarche éco-responsable de l'exposition. Des rencontres avec d’autres artistes chinois seront également organisées pour échanger autour des différentes démarches et visions artistiques dans un contexte interculturel. Cliquez ici pour obtenir plus d'informations sur les rencontres et ateliers.
En outre, la conception du programme de résidence, son déroulé ainsi que l’exposition qui suivra ont été pensées dans le cadre d’une démarche éco-responsable : déplacements et impressions locales, scénographie durable, communication numérique…). La démarche éco-responsable du projet sera clairement mise en valeur auprès des publics, afin de sensibiliser et d’inciter chacun à adopter des comportements respectueux de l’environnement. L’exposition rendra visible les choix d’éco-conception via sa communication, pour inviter les visiteurs à réfléchir à leur propre impact environnemental. Cette démarche sera développée lors des rencontres et ateliers organisés en parallèle à la résidence.
Ce projet réalisé avec l'artiste Lorraine Thiria s’inscrit dans la continuité de la mission de promotion de la culture française et du dialogue interculturel que porte l’Alliance Française de Pékin, en mobilisant la photographie comme un vecteur de rencontre. L’exposition issue de cette résidence proposera un regard croisé franco-chinois sur la mémoire des lieux, en explorant les traces murales, failles et empreintes des surfaces urbaines de Pékin et de France. L’artiste cherche en effet à explorer les contrastes et les complémentarités à la fois dans la créativité et dans la narration. L’association des photographies chinoises et françaises permettra de s’interroger aussi bien sur les espaces de disparition que sur les « paysages intérieurs » dans leur relation aux mémoires.