En septembre-octobre 2018, nos élèves de Terminale Baccalauréat Professionnel Hôtellerie partiront entre six et huit semaines dans un pays européen pour réaliser un stage dans un hôtel partenaire.
Notre lycée met depuis des années en avant les projets européens Erasmus+ qui permettent aux élèves de s’ouvrir culturellement et de développer leur citoyenneté européenne. Nous avons obtenu pour la période 2018-2020 une subvention Mobilité de l’Enseignement et de la Formation Professionnels qui permettra notamment de financer les départs en stages à l’étranger de nos élèves de Terminale Baccalauréat Professionnel.
Comme pour tous nos projets Erasmus+, nous avons mis la dimension culturelle au cœur de notre démarche. Nous voulons permettre aux élèves de s’initier à une autre gastronomie, découvrir de nouvelles architectures, comprendre d’autres manières de vivre. Nous avons mis en place toute une démarche pédagogique pour permettre aux élèves de mieux appréhender les différences culturelles lors de leurs stages à l’étranger. Nous souhaitons également qu’ils se rendent compte de tout ce qui nous unit dans toute notre diversité et prennent ainsi conscience de leur appartenance à une véritable communauté européenne.
Nos objectifs sont multiples. La réalisation d’un stage à l’étranger encourage la réussite scolaire et facilite l’employabilité. D’un point de vue plus personnel, ces mobilités développent l’autonomie, la confiance en soi, la tolérance et l’ouverture culturelle. Ceci nous parait primordial dans le contexte actuel.
En amont, les élèves auront travaillé sur les pays de l’Union européenne en créant un loto européen. Ils auront également participé à un jeu sur l’Union européenne (son histoire, sa géographie, ses institutions, son rôle de puissance économique mondiale, son importance dans notre vie quotidienne et ses symboles) et visité des expositions.
Pendant leur mobilité, les élèves devront illustrer leur stage grâce à cinq photographies : l’une devra les montrer au travail, une autre devra présenter un collègue, une troisième illustrera un plat ou un produit typique, une quatrième un monument culturel et la dernière sera libre. Nous voulons ainsi mettre en avant le patrimoine matériel (monument, site historique…) et le patrimoine immatériel (la gastronomie). La formation et la transmission des savoirs, des savoir-faire sera doublement illustrée : par l’élève au travail et par le collègue transmetteur de savoirs, le formé et le formateur.
Au retour du stage, ces photographies seront publiées dans un Padlet, accompagnées de textes dans les deux langues étrangères étudiées par les élèves (anglais et allemand ou espagnol).
https://fr.padlet.com/sandrinemartinelli1/GATMOBIL
Nous partageons les objectifs de l’année européenne du patrimoine culturel 2018: par sa nature même, notre projet est profondément ancré dans la connaissance partagée et l’éducation. Il a pour vocation première d’éduquer les élèves à la gastronomie européenne en leur permettant d’aller travailler dans un établissement hôtelier européen. La transmission des savoirs et des savoir-faire est donc au cœur du projet par l’échange entre le tuteur et l’élève mais aussi entre pairs (échanges entre le stagiaire et ses collègues puis entre élèves au retour du stage pour comparer les expériences, échanger sur les nouveaux savoirs acquis…).
Notre projet permettra également de mettre en avant le rôle social du patrimoine. Nous voulons encourager les élèves à découvrir le patrimoine matériel et immatériel européen pour qu’ils prennent conscience de ce qui nous différencie et ce qui nous réunit. Nous sommes « Unis dans la diversité » et la rencontre avec l’autre, la confrontation à de nouveaux modes de vies et de pensées encouragent la tolérance et développent l’esprit citoyen européen. Ces stages axés sur la gastronomie européenne et la découverte d’une autre culture permettront de mieux appréhender et reconnaître les valeurs fondamentales de l’Europe et de la société européenne. En échangeant avec leurs tuteurs, leurs collègues, les clients et tous ceux qu’ils rencontreront pendant leur six à huit semaines de formation, les élèves entreront dans un dialogue interculturel.