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«Le Festival fait sa révolution en avril 1968»

«Le Festival fait sa révolution en avril 1968»

«Le Festival fait sa révolution en avril 1968»
Maison De l’Étudiant

CLSH, bld Albert 1er, Nancy

entrée libre

  • mardi 3 avr. 08:00 à 19:00
  • mercredi 4 avr. 08:00 à 19:00
  • jeudi 5 avr. 08:00 à 19:00

«Le Festival fait sa révolution en avril 1968»

Maison De l’Étudiant

Le théâtre universitaire d’après-guerre dans les années cinquante est fortement «habité» par un humanisme de gauche, refusant la guerre et l’impérialisme. Cet humanisme est internationaliste et contre l’ordre établi, l’ordre bourgeois. Il porte déjà ce que sera plus tard Mai 68, un rejet de l’enseignement académique, du théâtre et de la société. Jack Lang sera l’homme de ces années, issu d’un baby-boom florissant et l’esprit tout de même léger. Suffisamment léger pour entreprendre la folle aventure du festival mondial universitaire de Nancy, en 1963 du 24 au 30 avril, sous le titre de «Dionysies Internationales Théâtre Etudiant». Fort du succès de la première édition, l’année suivante elle se dénommera désormais « Festival Mondial du Théâtre Universitaire de Nancy ». C'est en 1968 que la compagnie « Bread and Puppet Theatre », dirigé par Peter Schumann, joue pour la première fois au «Festival Mondial du Théâtre Universitaire de Nancy», avec deux spectacles ; Fire et A man says goodbye to his mother.

Le travail scénique du « Bread and Puppet Theatre » s'articule autour de trois axes récurrents ; l'utilisation de marionnettes géantes et de masques, fabriqués à partir de déchets ou de rebut, l'absence de paroles et la dénonciation de la répression, de la guerre et des injustices. La compagnie tient son nom des marionnettes qu'elle construit (Puppet) et du pain qu'elle fabrique et distribue à

Chaque spectacle (Bread), manière de dire que le théâtre est aussi nécessaire à l'homme que le pain.

Fire et A man says goodbye to his mother sont tous deux centrés autour de la guerre du Viêtnam, mais en adoptant des points de vue différents. Dans Fire, le spectateur assiste au bombardement d'un village vietnamien du point de vue de ses habitants, tandis que dans A man says goodbye to his mother, il suit le parcours d'un jeune homme américain envoyé à la guerre, où il est tué par une mère vietnamienne après avoir bombardé des villages et empoisonné les récoltes.