Suis-je encore vivante ?
Théâtre de la Girandole

4 rue Edouard Vaillant, 93100 MONTREUIL

  • Septembre 2018

    • Jeudi 20 20:30 - 21:30
    • Vendredi 21 20:30 - 21:30
    • Lundi 24 20:30 - 21:30
    • Mardi 25 20:30 - 21:30
    • Mercredi 26 20:30 - 21:30
    • Jeudi 27 20:30 - 21:30
    • Vendredi 28 20:30 - 21:30
  • Octobre 2018

    • Lundi 01 20:30 - 21:30
    • Mardi 02 20:30 - 21:30
    • Mercredi 03 20:30 - 21:30
    • Jeudi 04 20:30 - 21:30
    • Vendredi 05 20:30 - 21:30
    • Lundi 08 20:30 - 21:30
    • Mardi 09 20:30 - 21:30
    • Mercredi 10 20:30 - 21:30
    • Jeudi 11 20:30 - 21:30
    • Vendredi 12 20:30 - 21:30

Suis-je encore vivante ?

Théâtre

Tarif plein 16€, Tarif Montreuillois 13€, Tarif réduit 10€ (Intermittents, adhérents, chômeurs, moins de 18 ans), Tarif réduit (Etudiants, groupe, minima sociaux et moins de 12 ans)

Grisélidis Réal était prostituée, peintre, écrivain, poète. Elle a fait de sa vie toute entière une œuvre d’art.

Grisélidis Réal combat l’hypocrisie qui dénonce la prostitution tout en la consommant. Elle est avant tout une artiste. Pour elle la prostitution-même devient une œuvre d’art. Disons plutôt qu’elle a fait de sa vie toute entière une œuvre d’art.

Compagnie : LA MANUFACTURE CIE J-C FALL Auteur : GRISELIDIS REAL Mise en scène : JEAN-CLAUDE FALLAvec : ANNA ANDREOTTI, ROXANE BORGNA

Tous publics à partir de 15 ans Durée : 65 minutes

Du théâtre engagé Grisélidis Réal se présente elle-même comme écrivain, peintre, poète et prostituée. Elle est devenue, dans le feu des années 70 en France et ailleurs, l’égérie du Mouvement des Prostituées initié à l’église Saint-Nizier de Lyon. Elle a écrit de nombreux livres (« Le noir est une couleur », « Suis-je encore vivante », « La passe imaginaire », « Carnet de bal d’une courtisane » …) et se trouve au centre de nombreux entretiens passionnants. Grisélidis combattait l'hypocrisie d'une société qui dénonce la prostitution tout en la consommant. Grisélidis était avant tout une artiste. Pour elle, la prostitution-même devient une œuvre d'art, disons plutôt qu'elle a fait de sa vie toute entière une œuvre d'art.

L’esprit du spectacle Parfois, on peut même dire souvent, les travaux réalisés de façon précaire, sans moyens et sans grands préparatifs, mais juste fondés sur un désir fort, sur la spontanéité du geste artistique, ces travaux-là, ces gestes-là, se trouvent être les plus radicaux et les plus puissants. Je crois que ce spectacle en est, une fois encore, le témoignage. Sept petites scènes accueillent dans l’intimité la plus crue une cinquantaine de spectateurs, invités à accompagner Grisélidis de la chambre rouge, à la prison, au meeting de la Mutualité en 1975, dans son cheminement vers la liberté. Cette traversée nous met face à l’hypocrisie de notre monde, elle nous délivre quelques espaces d’ouverture de pensée et de réalité pour mieux vivre tous ensemble dans un monde plus tolérant et aimant. Faire résonner la prose et la fougue verbale de Grisélidis Réal c’est un plaisir physique. Rien n’est érotique, tous les mots, tous les gestes sont permis au service de la vérité et de l’amour de l’autre.