Portraits asiatiques intranquilles
  • Avril 2018

    • Mercredi 11 16:00 - 19:30
    • Jeudi 12 16:00 - 19:30
    • Vendredi 13 16:00 - 19:30
    • Samedi 14 11:00 - 19:00
    • Dimanche 15 11:00 - 19:00
    • Mercredi 18 16:00 - 19:30
    • Jeudi 19 16:00 - 19:30
    • Vendredi 20 16:00 - 19:30
    • Samedi 21 11:00 - 19:00
    • Dimanche 22 11:00 - 19:00
    • Mercredi 25 16:00 - 19:30
    • Jeudi 26 16:00 - 19:30
    • Vendredi 27 16:00 - 19:30
    • Samedi 28 11:00 - 19:00
    • Dimanche 29 11:00 - 19:00
  • Mai 2018

    • Mercredi 02 16:00 - 19:30
    • Jeudi 03 16:00 - 19:30
    • Vendredi 04 16:00 - 19:30
    • Samedi 05 11:00 - 19:00
    • Dimanche 06 11:00 - 19:00
    • Mercredi 09 16:00 - 19:30
    • Jeudi 10 12:00 - 19:00
    • Vendredi 11 16:00 - 19:30
    • Samedi 12 11:00 - 19:00
    • Dimanche 13 11:00 - 19:00

Portraits asiatiques intranquilles

Exposition photographique, portraits noir et blanc

Entrée libre

Cette exposition restitue au travers de visages d'inconnus, ravinés par les épreuves sociales et individuelles, une humanité sensible qui tend ordinairement à demeurer invisible. Ce symptôme de disparition touche particulièrement les femmes âgées "démonétisées" par l'érosion de leurs attraits érotiques. Elle touche aussi les minorités ethniques mises à distance par l'étrangeté et l'exotisme de leurs apparences. Considérées comme imperméables au progrès et stigmatisées, elles seraient une survivance du passé d'une Asie voulue lointaine. Vieillesse, femmes, ethnies minoritaires, ces trois caractéristiques se combinent et se renforcent comme autant d'éléments d'effacement de l'espace social.

Ma démarche ne vise pas à la dénonciation mais cible les rapports d’altérité où s’entrecroisent les statuts de personne âgée, de minorité ethnique et de genre. L'insertion de représentations masculines dans le portfolio apporte un décalage subtil qu'il est tentant de scruter au travers de l'intensité des atteintes visibles sur les visages.

Au-delà de ce qui nous sépare, semblent exprimer ces images, ce qui nous rapproche est bien plus au fondement de notre « moi-individu ». Elles révèlent une dignité empreinte de gravité due à des conditions de vie souvent précaires. Ce qui illustre la réflexion de Lévi-Strauss : ce qui nous rapproche est bien plus important que ce qui nous sépare… en tant que groupes mais aussi comme individus confrontés aux expériences douloureuses accumulées au cours d'une vie. Il est illusoire de vouloir cerner exhaustivement ce que ces visages nous renvoient, portraits qui agissent comme autant de miroirs coupants. Au final, le dérangement qu'ils génèrent questionne la nature de cet inconfort.